Concours de Photographie AlgeriART

Lauréats de l’édition 2017

Nous vous présentons ici un aperçu des travaux primés. Vous découvrirez les reportages en entier lors de l’exposition qui aura lieu à l’espace d’art contemporain ESPACO à Alger, durant la 2ème quinzaine de Septembre 2017.

Catégorie Photo Reportage

Thème : laissé au libre choix des participant.

Œuvres : Les participants pouvaient transmettre jusqu’à 10 photos sur un même thème.

1ere Place

Titre du Reportage : « La cause sahraoui » .

Par Islem HAOUATI.

Pour alerte sur une crise humanitaire longuement oubliée, et témoigner de l’histoire d’un monde, de familles, de femmes, d’hommes, et d’enfants survivants tant bien que mal, en marche vers une destinée commune : un monde plus juste.

 

Les quelques jours passés aux camps des réfugiés sahraouis, et les terres libérées lors du festival ARTIFARITI m’ont permis de collecter des portraits de ces gens merveilleux à travers un écran. Pourquoi un écran? pour qu’ils ne soient plus effacés du monde, pour appel aux médias, et à l’importance de la solidarité internationale qui est hélas si miteuse, et surtout pour donner parole à ce peuple, qu’il puisse reprendre une liberté arrachée depuis maintenant quatre décennies.

1er Prix Catégorie Reportage - Concours AlgeriART 2017. Par Islem Haouati.

2ème Place

Titre du Reportage : « Artistique Autopsy » .

Par Sofiane BAKOURI.

Venons-nous au monde avec ce magnifique don qu’est l’art ? Avec cette soif inassouvie de liberté ? Je ne saurais répondre à cette question complexe mais pour ma part je suis plus au moins convaincu que le vécu pousse à explorer cette envie de créer, de voler, de vivre, respirer, penser, dans chaînes qui nous briment dans ce magique élan de donner au monde le meilleur de nous- mêmes …oui je suis convaincue que plus notre chemin est parcouru d’embûches, de douleurs, et plus notre sensibilité accroit, et plus nous créerons… L’empathie est donc notre sabre jusqu’au dernier souffle …

 

Artistic AUTOPSY, s’inspire donc de mon vécu qui fut jonché d’épines, de harcèlement moral, et de souffrances qui m’ont forgé et rendu plus fort …d’ailleurs ne dit-on pas que ce qui.ne tue pas nous rends plus forts ?

 

Cette séance photo je la dédie donc à mon vécu pousse et pourtant en prenant ces photos je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire passer comme message …cela se déroulait au feeling et au final c’était dicté par mon subconscient …la réalité s’est imposée à moi…chacune de ces photos me renvoie d’une façon ou d’une autre à des moments tristes et traumatisants de ma vie

 

Chacune d’elle parle d’un moment de perte, d’égarement, de solitude, de douleur enfouie …

De ce besoin de liberté innée de briser les chaînes qui nous privent d’aller de l’avant, de vivre pleinement sans ce  » il ne faut pas, c’est interdit par… »

 

Avec de la distance, j’arrive à déchiffrer chaque message que m’envoie chacune de mes œuvres et à mon tour de les exposer à un public réceptif et humain

Avec toute mon amitié et ma sincérité.

  • Photos prises de 2016 a 2017 en Algérie et Tunisie

Plume de : Amel Safia Belhabib

2ème Prix Catégorie Reportage - Concours AlgeriART 2017. Par Sofiane Bakouri.

3ème Place

Titre du Reportage : « 98 kilometres ».

Par Mostafa DJAFRI.

98 kilomètres. C’est la distance qui sépare Oran de Mascara.

Et entre eux, et en eux, il y a la vie. Dans sa forme la plus simple et complète. Transition continuelle d’un état à un autre. D’un présent qui devient passé à un future qui devient présent. Des gens qui attendent de partir, d’autres qui attendent ceux qui viennent. Des gens qui partent et d’autres qui viennent. Rien n’est statique. Tout bouge. Sauf les endroits, les bâtiments, la route, les bus qu’on emprunte et qui en ont vu.

Éternels témoins d’époques révolus et de générations qui vont sans se retourner, ou qui, si elles le font, se retourne l’espace de quelques instants pour un dernier adieu. Car celui qui n’avance pas, régresse. La stagnation n’existe pas.

3ème Prix Catégorie Reportage - Concours AlgeriART 2017. Par Mostefa Djafri.

Mention spéciale

Titre du Reportage : « Rapport femmes/espace public » .

Par Nour El Imene BLIKAZ.

Le genre et l’identité comme concepts et catégories d’analyse sont utiles pour étudier le féminisme. Pour comprendre la spécificité des pratiques et des expériences féministes au sein des sociétés arabes, il faut comprendre la complexité des rapports sociaux de genre qui les forgent. La diversité est menacée et le respect des droits humains n’est plus une valeur à protéger.

 

C’est un véritable problème qui nous empêche de jouir de nos droits et de nos libertés dans des sociétés arabes et maghrébines. Mais ou aussi les inégalités entre les sexes se renforcent et creusent un fossé.

Sur un plan professionnel pratique le domaine associatif m’a toujours attiré, et œuvrer pour le changement positif tel est ma devise.  En tant que féministe, avisée, je me pose continuellement des questions sur les faits et phénomènes sociaux générés dans la société algérienne qui m’environne. Je m’intéresse particulièrement et légitimement à la condition des femmes en Algérie. Par ailleurs les réponses apportées à mes questionnements, intuitivement ou par un tiers ne m’ont jusque là pas été convaincantes.

J’ai grandi et évoluée ainsi que la plus part des femmes de ma ville dans un milieu ultra conservateur, et sur le plan culturel et sur le plan religieux. De mon point de vue cela est le premier élément déclencheur de ma révolte, car dans ce milieu j’ai continuellement observé une multitude d’injustice et de mépris à l’égard de la gente féminine. Loin de commander la «religion» et « la culture » en soi, par ce propos je condamne un héritage confus, et ignorant, d’amalgames dont la femme est paradoxalement « l’objet sacré/bannis »

Je suis convaincue aujourd’hui que les maux liées à ce fait, sont avant tout dus à notre refoulement et résignation devant cette condition imposée. En tant que jeune algérienne je m’engage à dire «Non» à certaines violations des droits des femmes autant qu’être humain.

En tant que photographe la lumière du jour m’a toujours est une source d’inspiration, voir un outil de travail, et c’est avec difficulté que je pratique ma passion à l’extérieur dans la ville. Souvent je suis exposée à des agressions verbales et j’ai échappé plusieurs fois à des agressions physiques, car dehors n’est pas destiné à une passion pratiqué par une « FEMME ». La situation aujourd’hui se fait alarmante, et il est important pour moi d’agir instantanément pour l’épanouissement des femmes dans la société algérienne et arabe.

Je veux mettre en scène les différentes épreuves que subissent et endurent les femmes dans leur quotidien. Je m’intéresse particulièrement aux reflets des cultures sociales et religieuses ancrées dans nos sociétés maghrébines, mal interprétées et déclinés en moyen de pression. Et je m’intéresse de manière contiguë aux rapports des femmes dans l’espace public, les usages imposés, et les usages aspirés par les femmes. Dans ce sens je souhaite apporter un témoignage, sur le quotidien de la gente féminine dans l’espace public,  un reportage d’images sur le thème de rapport femme/espace public.

Mention spéciale. Catégorie Reportage - Concours AlgeriART 2017. Nour El Imane Blikaz.

Catégorie Photo Unique

Thème : Le présent.

L’être humain dans le monde actuel.  Une opportunité de partager un regard sur ce que l’être humain travail à construire ou les réponses qu’il apporte aux défis de son époque.

Œuvres : Les participants pouvaient transmettre jusqu’à 3 photos sur le thème.

1ère Place

Par Younes SARI.

Que chacun examine ses pensées, il les retrouvera toutes occupées au passé et à l’avenir. Nous ne pensons presque point au présent. – Blaise Pascal

 

C’est avec cette citation que je résume mon travail photographique qui a pour but de rappeler à l’être humain qu’il est juste de passage sur cette terre et de l’inviter à y penser afin de changer ces habitudes et commencer à vivre le moment et en profiter pour chasser surtout les pensées négatives et diminuer la pression.

Lieu ou la photo 1 a été prise : Alger centre

Date de prise : 25/03/2017

Lieu de prise  photo 2 et 3 : ville de dellys ( Casbah et cimetière )

1er Prix Catégorie Photo Unique - Concours AlgeriART 2017. Par Younes SARI.

2ème Place

Par Khireddine KHALDOUN.

J’habite, donc j’existe !

Ces deux photographies sont une métaphore de « L’existence » dans une société où « avoir un toit » demeure une préoccupation primordiale pour les individus.

Ce « système binaire » de la société qui nous impose ces deux finalités : « Sans toit » on est perdu , non valorisé et on est « zéro »! (comme le représente la première photographie) , « propriétaire d’une maison » on retrouve nos repères , valorisé et on est « un » ! ( comme le représente la deuxième photographies ).

2ème Prix Catégorie Photo Unique - Concours AlgeriART 2017. Par Khireddine Khaldoun.

3ème Place

Par Ilies GUEBBAL.

Elle a été prise le 24 Février 2017 en Algérie  dans la région de BUIRA par  moi même elle représente monsieur Ahmed   un vielle homme artisan  en plein  travaille. Dans  un atelier de poterie, il dit que c’est un métier qui permet de garder cette tradition  qui est aussi ancienne que l’histoire de l’homme et que c’est un créneau qui n’a pas encore tout à fait percé en Algérie,  chez les jeune et rares sont les personnes maîtrisant cet art.

Par ses dits j’ai essayé de trouver l’instant qui reflet cette homme qui travaille dur et par amour  pour ramener  cette vielle tradition a la lumière du jour afin qu’elle garde son authenticité.

2ème Prix Catégorie Photo Unique - Concours AlgeriART 2017. Par Ilies Guebbal.

Nous remercions tous les candidats ayant participé et les encourageons à poursuivre leur travail dans ce domaine.

Félicitations aux lauréats !